mardi 11 novembre 2008

La sanction n'est pas la solution

Notre president a trop lu Françoise Dolto. Ou pas assez. La sanction n'est pas la solution. Certes, on peut dire qu'un seul compte rendu nous manque... (vous connaissez la suite), mais c'est faire peu de cas de la somme des écrits que les membres actifs de notre académie ont produit jour aprés jour, mois aprés mois à la sueur de leur porte-plume.
Monsieur le président, plutot que fustiger et menacer, il faut susciter l'émulation. Publions sur ce site les meilleurs de nos compte-rendu. Je peux vous en fournir certains particulièrement brillants.Et c'est alors que, la rougeur de la honte au front, notre camarade abstentionniste réparera sa faute.

vendredi 7 novembre 2008

Nouvelle déception

Bon alors, ce compte-rendu, il arrive, ou quoi ?
Il va de soi que le texte torchonnesque découvert sur ce blog ne saurait tenir lieu de compte rendu de notre séance de travail du mercredi 5 novembre.
J'attends, sans Délai, un texte digne de ce nom.

jeudi 6 novembre 2008

Le foot opium du peuple

Article paru dans l'édition du 28.10.08 (Le Monde)
C'est tout l'espace public que gangrène l'hystérie régressive du ballon rond


ne nouvelle fois, un match « amical » de football opposant l'équipe de France à une équipe du Maghreb a été l'occasion d'une explosion de chauvinisme et de xénophobie. Gouvernement, responsables politiques et supporters se sont en effet livrés à une consternante surenchère d'expressions ethnico-identitaires, communautaristes, nationalistes, à la limite du racisme, que seul le football est capable d'engendrer, et in fine de légitimer ou de banaliser au nom d'une passion infantile qui confine à l'intoxication mentale. Pascal Boniface, qui pense que la Terre est ronde comme un ballon, soutenait il y a quelques mois encore, avec Lilian Thuram et le sociologue Michel Wieviorka, que « ce n'est pas le football qui crée le racisme. Il est même au contraire un puissant vecteur d'ouverture sur les autres et de fraternité ».
Les très nombreuses insultes, provocations et violences racistes et antisémites que l'on constate sur tous les stades d'Europe depuis plusieurs années, avec l'extension des groupes d'extrême droite - ultras, fascistes, skins, néonazis -, attestent bien évidemment le contraire.
Le football enkyste en effet les identités nationales ou régionales dans des identifications mystificatrices (les Bleus, les Verts, les Sang et Or, les Blanc et Noir, etc.), qui ne peuvent pas ne pas engendrer des comportements de rejet et de haine de l'autre, et surtout des désirs de revanche ou de vengeance (mettre une « raclée », une « déculottée », une « branlée »...).
Que ce soit pour les Bleus ou pour les Rouges, contre la France pour la Tunisie, contre la Tunisie pour la France, c'est dans un même élan irrationnel d'identification mimétique à la mère patrie ou à des mythes nationaux que se produisent ces stigmatisations de l'adversaire et ces désignations de boucs émissaires, comme on l'a vu pour les huées adressées à Hatem Ben Arfa, international français d'origine tunisienne, quasiment considéré comme un « traître » ou un « harki ».
Contrairement aux illusions de tous ces intellectuels qui ne veulent voir dans le football qu'un jeu de balle qui permettrait l'intégration républicaine, la concorde civile et l'amitié entre les peuples, la réalité effective des terrains montre qu'il remplit surtout une fonction réactionnaire de dépolitisation, de grégarisation régressive et d'exutoire aux frustrations.
La Marseillaise copieusement sifflée au Stade de France a été ainsi l'occasion d'une vaste opération de diversion idéologique en pleine crise financière. Indignés par cette « insulte » à la France, la droite, Nicolas Sarkozy et ses ministres ont immédiatement récupéré l'affaire et dénoncé cet affront à l' « identité nationale », ses symboles et ses valeurs.
« OUTRAGE À L'HYMNE NATIONAL »
Le député UMP Lionel Luca demandait aux siffleurs de « faire leur valise pour réintégrer le pays de leur origine ». Bernard Laporte ne voulait plus de rencontres contre les équipes du Maghreb au Stade de France, Michèle Alliot-Marie entendait porter plainte pour « outrage à l'hymne national », tandis que Jean-Marie Le Pen dénonçait sans surprise « l'utopie de l'intégration des masses étrangères à notre culture ». Le gouvernement proposait même d'interrompre les matches où l'hymne national serait sifflé.
On imagine les mesures de sécurité destinées à évacuer les stades et à contrôler des milliers de supporters chauffés à blanc ! Pour M. Sarkozy, « l'amour profond du football » invite donc les contribuables à financer la bunkerisation militaro-policière des stades et de leurs alentours. Michel Platini, président de l'UEFA, qui semble oublier les responsabilités propres du football-business, et notamment les massacres du Heysel en 1985 et de Sheffield en 1989, prétend que le football est « pris en otage par le monde politique » ( Le Monde du 18 octobre).
Or, c'est l'inverse qui se produit : les hommes politiques sont non seulement sous l'emprise de la folie foot, mais c'est l'espace public dans son ensemble qui est gangrené par l'hystérie des pelouses vertes. C'est bien le football dans son ensemble, ses mercenaires en crampons, ses affrontements belliqueux dans des « matchs à hauts risques », ses mouvements de foule dans le cadre d'une mise en scène guerrière chargée en émotions archaïques et en effets d'ambiance - haut-parleurs, banderoles agressives, hymnes nationaux, levées de drapeaux, chants vengeurs - qui est la source ultime de tous les « incidents », « dérapages », « excès », « déviations », « bavures ».
Sepp Blatter, président de la FIFA, le sait pertinemment : « Quand un nationalisme exacerbé s'ajoute à la passion et à l'émotion, cela devient explosif » ( L'Equipe du 16 octobre). Plutôt que d'arrêter les matches, il serait donc peut-être temps de songer à zapper le football, opium du peuple
.Sofia Bouratsis, Jean-Marie Brohm, Olivier Graset Fabien Ollier

mercredi 5 novembre 2008

re-clin d'oeil

On nous demande qui a bien pu produire les textes publiés sur notre blog. La charité chétienne (c'est une piste) nous oblige à taire le nom de l'auteur du texte suivant:
Clin d’œil

Absurdités

Vous n’êtes pas forcément lecteurs réguliers de la rubrique football de nos chers journaux (cher étant entendu ici au sens de chéri, et non de coûteux, qu’alliez-vous imaginer ?). Vous avez grand tort : elles sont souvent hilarantes. Et puisqu’il paraît que nos champions du ballon rond suivent des formations pour apprendre à répondre habilement, ou franchement à côté, aux questions embarrassantes posées par ces enquiquineurs de journalistes, on ne saurait trop conseiller à leurs « coaches » en communication de réviser leurs manuels.
« Ca ne va pas être un match facile, dit celui-ci, parce que les deux équipes veulent gagner ». Tout supporter ayant noté que ses favoris s’alignent sur le terrain avec la ferme intention de perdre sont priés de les dénoncer sans tarder. « La rencontre s’annonce très disputée, dit cet autre, parce que nous allons affronter une équipe qui sait jouer au football ». J’ai pour ma part rarement rencontré des footballeurs chaussant les crampons pour jouer au badminton ou au hockey sur gazon.
J’ai gardé pour la fin la meilleure de toutes, un vrai régal : « On ne se prend pas la tête, on prend les matches l’un après l’autre ». J’implore tout lecteur ayant connaissance d’une équipe susceptible de disputer deux matches en même temps de nous le signaler. Je prends l’engagement solennel que nous consacrerons à ces phénomènes la prochaine « Une » de notre journal.

Clin d'oeil

Pour etre sur que personne ne cherchera à s'intéresser à notre blog nous choisissons de commencer par un texte san intéret, le plus insignifiant que nous ayons pu trouver.
Clin d’œil

A cache-cache

C’est une grande victoire des forces démocratiques, à laquelle on n’a pas trop prêté attention, accaparé qu’on était par les élections américaines et les menus soucis de la finance planétaire. Et pourtant, est-il triomphe plus glorieux : la fronde de 221 parlementaires a permis de sauver le numéro de département sur la plaque minéralogique de nos chères autos. Mieux encore : le citoyen pourra dorénavant choisir le numéro de département « avec lequel il ressent les attaches les plus fortes ». Quelle aubaine ! Que d’heureux ! Et comme on va s’amuser, avec ce grand jeu de cache-cache national…
Le Parisien en vacances qui ne supporte plus de se faire traiter de « Parigot, tête de veau » se cachera derrière une plaque 62 ou 84. L’automobiliste de province lassé d’être qualifié de « plouc » dans la capitale optera, lui, pour un 75.
Le jeune provocateur viendra narguer d’une plaque « 9-3 » les fenêtres de l’Elysée, juste pour voir si on le traitera de racaille. Les « attaches fortes » avec les vins de Bourgogne ou du Beaujolais feront naître beaucoup de petits 69 et 71. L’authentique Nordiste choisira un 06, histoire d’être encore plus « bienvenu chez les Ch’tis ». La conductrice trop gironde s’empressera de renoncer à son 33 et se mettra sur son 31. La victime des « subprimes », elle, sera condamnée à faire la Manche (50).
Un joyeux embrouillamini, non ? Peut-être bien qu’avec cette réforme on a mis à côté de la plaque.

Le rendez vous de Jug, point de Départ

Hé oui, il faut bien Débuter. Dur, je dirai meme Dur, Dur, et meme Difficile, Délicat, Douteux, mais o combien Désirable.
Désignons-nous pour le Débutant qui Désire s'introDuire dans notre acaDémie. Nous ne formons qu'un moDeste regroupement Désigné comme l'acaDémie ex-Richelieu, ex-CréDit-agricole, aujourD'hui acaDémie SuDokai et et Du Diable Des plaisirs (un plaisir qui n'exclut pas le Désir).
On l'aura compris nous sommes partisans d'une motion D, signal du renouveau national sinon métropolitain. Pas B comme Barack Obama, ni C comme MC Cain, ni L comme Liberté, ni I comme indépendance, ni V comme "en V'la une idée qu'elle est bonne !" D tout court.
Nous ouvrons ce blog sans aucun but précis: nous ne voulons ni devenir célébre, ni populaire. Nous n'avons pas envie d'etre lu. Bref c'est un blog inutile que nous vous conseillons d'éviter pour ne pas perdre votre temps.